L’univers selon les lois de la métaphysique
Chapitre 3/4 : Nous aborderons la création de l’univers selon les lois de la métaphysique. Ensuite nous conclurons par une étude comparative mettant en relation les points de concordance des hypothèses de la mécanique quantique, face aux lois dictées par la métaphysique.
- 1/ Hypothèses de la mécanique quantique
- 2/ Les lois qui régissent la métaphysique
- 3/ L’univers selon les lois de la métaphysique
- 4/ Métaphysique et mécanique quantique : concordances
Le chaos primordial
Le chaos représente la mer cosmique, la substance féconde qui permettra à l’ensemble des germes, une fois fécondé, de se manifester dans la matière après une succession de dédoublement. La matière, la Nature (prakriti) n’existerait pas sans Purusha : l’Esprit de Vie qui l’anime. Ce qui revient à dire qu’il existe au moins deux principes fondamentaux à l’origine de la création cosmique : L’Esprit suprême (Purusha), et la Nature qui, pour exister, va se manifester dans la matière à différents degrés selon l’état vibratoire du sujet en question. Plus la matière est dense, plus l’Esprit qui l’anime se manifestera difficilement et de façon imperceptible. A l’inverse, les composés organiques présents dans le monde végétal, animal et humain, vont permettre à l’Esprit de se manifester selon le degré de liberté inhérent à chaque forme de vie. L’Esprit, l’Être suprême, le Purusha, pénètre donc toutes formes, qu’elles paraissent ou non animées de vie.
A chaque fin d’un cycle cosmique (Kalpa ou Éon), la matière se désagrège et il y a dissolution des différents univers et retour vers un état apparemment inerte que les hindous nomment : le Grand Pralaya. Le monde des manifestations se dissout et devient le monde de la « non-manifestation » : le cosmos entre dans un état de potentialité en vue d’une nouvelle création et, par conséquent, d’un nouveau cycle. En effet les érudits asiatiques ne voient pas le monde comme les judéo-chrétiens, c’est-à-dire avec un commencement. Pour eux, le monde est une succession de cycles ou la matière apparaît et disparaît. (Vu sous cet angle nous sommes proches de la théorie des univers rebondissants). Chaque renaissance est, pour l’Univers, l’avènement d’un nouveau type de vie.
Les premiers instants de la création cosmique
Les premiers tourbillons commencent avec le déséquilibre des guna qui, de l’état passif d’équilibre, passent à l’état actif. Et la première des choses à laquelle l’Univers est confronté sera ce premier dédoublement qui se réalise après la dernière dissolution. Dans l’obscurité féconde de la nuit céleste apparaît une lumière intense qui se dédouble pour former un système où le temps et l’espace seront l’unique décor des acteurs de la vie cosmique et planétaire.
Le temps pénètre la structure dynamique de l’espace qui s’étire. Pour que la liaison entre le temps et l’espace soit totale, leurs ondes doivent se rencontrer. Dès lors, elles seront interdépendantes et donneront à l’Univers l’harmonie nécessaire pour la création : la géométrie indissociable de l’ensemble « Espace-temps ». Ce système d’ondes définit l’Univers qui est maintenant borné par ses limites ; le principe binaire de l’Espace-temps va interférer sur ce qu’il est convenu d’appeler « le Plan de cohérence de l’Univers ».
Pour former ce plan, la lumière originelle devait, à l’instant de Planck, se propager à une vitesse infinie (théorie VVL de João Magueijo) pour inonder tout l’espace et servir de structure à la réalisation cosmique. Par la suite, les variations de température ont figé la vitesse de la lumière et ont fait d’elle une constante.
Les deux ondes, qui définissent l’Espace-temps de l’Univers, pour être cohérentes, devaient donc interférer sur cette « structure cosmique » que nous appellerons : le plan C (pour Plan de Cohérence ou Plan des Constantes). Ces deux ondes déterminent deux Zodiaques : l’un est dit opérer en Simultanéité, l’autre en Succession. La première onde caractérise l’Espace, la seconde, le Temps.
Nature du « Vide » cosmique
L’Univers, contrairement à certaines idées reçues, n’est pas composé de vide. En fait, le vide n’existe pas. L’espace dans lequel se déploie l’Univers à plusieurs noms. Mais sa nature est unique. Il est le lien entre Purusha — l’Esprit suprême — et Prakriti, la nature qu’il anime. Ce lien magique relie les opposés, il est le grand médiateur des êtres et des choses, c’est la force cosmique du Tout.
Le vide ou fond diffus cosmologique est le support permettant le développement cohérent des particules qui animent l’Univers. Ce support est né d’une phase inflationniste (théorie d’Alan Guth), et représente le plan d’interférence des ondes spatio-temporelles.
L’Univers, dont les ondes spatio-temporelles interfèrent sur le « Plan de cohérence C », voit son évolution s’opérer au cours de phases successives. La première fut la scission de l’Énergie primordiale ; S se dédouble en S’ (Sattva/Essence). L’issue de cette phase donnera lieu à la création d’une bipolarité (Tamas/Substance), qui ne pouvait évoluer que dans un mouvement perpétuel « Rajas », engendré par le principe de conservation des énergies (Cf. Fig. Les dédoublements, prémisses de l’arbre de vie.)
Une conception holographique de l’Univers
La problématique que constitue le modèle holographique de l’Univers, modèle envisagé par quelques rares scientifiques, est intéressante. Mais avant d’imaginer la possibilité d’un Univers holographique, rappelons la DEFINITION D’UN HOLOGRAMME :
Il s’agit de la scission d’un unique faisceau de lumière cohérente par un miroir semi-transparent. L’un des faisceaux résultants (le faisceau d’éclairage) n’atteint la plaque sensible qu’après avoir été diffracté par l’objet holographié, tandis que l’autre (le faisceau de référence) l’y rejoint à l’issue d’un parcours sans histoire par un jeu de miroirs. De leur collision naît un système de franges d’interférences qui est enregistré sur l’émulsion : le support holosensible. (Cf. « L’Univers est un hologramme » de Michael Talbot).
Considérons quelques instants l’Univers suivant une hypothèse holographique. Plusieurs vérifications s’imposent : la nature elle-même de la Source, qui se divise en deux rayons divergents. Est-ce bien ce principe que nous observons dans la phase préliminaire de la création telle qu’elle est décrite par les sciences universelles ?
D’autre part, si l’on considère aujourd’hui l’Univers comme ayant quatre dimensions — les trois dimensions de l’espace, plus celle du temps — il nous manque UNE CINQUIEME DIMENSION : celle qui correspond au plan d’interférence des deux ondes.
Peut-être pourrions-nous imaginer cette Cinquième dimension comme étant celle de cette fameuse CONSTANTE COSMOLOGIQUE chère à Einstein, mais que personne ne sait où situer ?
Ce Lambda, cette Constante cosmologique, impose à l’Univers une dimension répulsive qui s’étire vers l’infini et qui engendre en son sein d’extraordinaires tensions garantissant à l’Univers une énergie quasi inépuisable.
LAMBDA N’EST PAS SUR LE PLAN DE LA MATIERE, il n’est donc pas dans le système quadridimensionnel usuel (les trois dimensions spatiales et celle du temps). Si Lambda était dans le même champ d’activité que la matière, les galaxies s’étireraient en même temps que l’espace. Or, bien que cela perturbe les scientifiques, les galaxies ne se déforment pas avec l’espace. Preuve que le domaine d’application de Lambda n’est pas la physique de la matière. Si la constante cosmologique n’agit pas sur la matière, c’est qu’il existe une dimension non-physique, non-matérielle.
Promenons nous maintenant aux alentours de ce paysage HOLOGRAPHIQUE que pourrait représenter l’Univers. Si nous le survolons à très haute altitude, nous voyons une image cohérente (homogène). Si nous nous promenons dans les méandres que forme la zone d’interférence des deux ondes spatio-temporelles, nous verrons des fractales. Selon les deux points de vue, l’image sera différente, mais le fond, la structure de la photo, est le même. Il s’agit bien sûr d’une vision simpliste des choses, mais celle-ci peut expliquer les divergences de point de vue des différents observateurs, qui, en fait, observent la même image. Certains y verront un système en simultanéité, vision complète de l’image (cohérente et homogène), et d’autres y verront des pixels (les fractales) dans un système en succession. Seule l’altitude pourra donner cette vue d’ensemble cohérente.
Unification des théories quantique et relativiste
En fait, élaborer une théorie universelle qui associerait les lois de la relativité générale et celles de la physique quantique est impossible. Cela reviendrait à regarder simultanément dans un télescope et dans un microscope électronique. Aucun instrument ne peut accomplir cette prouesse, ni même l’homme.
Néanmoins les deux théories sont conciliables, si chacune d’elles reste dans son domaine d’application. Il suffit d’admettre que deux principes œuvrent en permanence à la réalisation terrestre et cosmique. Ces deux principes sont : la simultanéité et la succession.
En résumé, telles que les choses nous apparaissent selon les lois de la métaphysique, les deux phases de la création (phase du Zodiaque en succession et phase du Zodiaque en simultanéité) pourraient recourir à la Théorie VVL et à la Théorie inflationniste de la surfusion. En cette double action générée par deux principes complémentaires pas d’incohérence, mais deux systèmes qui interfèrent sur le même support.
Les micro-ondes
Les galaxies s’éloignent les unes des autres tout en restant elles-mêmes stables : elles ne subissent pas de processus d’étirement comme on pourrait s’y attendre. Il semble donc qu’elles ne se déforment pas. En effet le phénomène de récession des galaxies découvert par Hubble en 1929 (et validé scientifiquement seulement depuis quarante ans) n’agit que sur le « support » de l’Univers appelé fond diffus cosmologique, mais pas sur les galaxies elles-mêmes. Ce qui tendrait à prouver que ce phénomène de l’expansion dû à l’inflation n’agit pas sur le même plan que celui des galaxies. Autrement dit, le rayonnement micro-onde fossile n’a pas d’action directe sur la matière.
On peut donc déduire que l’expansion, phénomène facilement observable, est bien liée aux effets de la Cinquième dimension sur l’Univers quadridimensionnel que nous connaissons. Et que, cette Cinquième dimension, ne peut être confondue avec une autre, car elle implique une force répulsive qui lui est propre.
La constante cosmologique d’Einstein
et l’hypothèse holographique…
La métaphysique nous apprend que le plan d’interférence des deux ondes spatio-temporelles (c’est-à-dire des deux zodiaques en simultanéité et en succession) correspond à la « plaque holosensible » de l’Univers, ce que confirme la science puisque la LIMITE UNIVERSELLE D’ENTROPIE peut se ramener à un plan bidimensionnel (donc à une surface) : « Ainsi, le contenu maximal d’une région de l’espace est fixé par sa surface. Or, intuitivement, on s’attendrait à ce que la capacité de stockage d’information d’une région soit proportionnelle non pas à sa surface, mais à son volume ». Cf. « Pour la Science », N° 313 Nov. 2003, L’Univers holographique ; étudier l’article de Jacob Bekenstein pp. 42 et suivantes.
Pour mémoire : le plan d’interférence des ondes spatio-temporelles correspond au domaine d’application de la constante cosmologique d’Einstein.
Les découvertes de Jacob Bekenstein ne nous feraient-elles pas pencher pour ce modèle holographique ?
Car celui-ci dans son exposé nous précise : « que l’entropie d’un trou noir est proportionnelle à l’aire de son horizon ». Et plus loin dans le texte : « il restait à trouver la constante de proportionnalité qui relie l’aire de l’horizon et l’entropie ». S’il est possible de calculer l’entropie d’une étoile à partir de l’entropie du trou noir qu’il l’a absorbée, la démonstration sera faite. — Pourquoi ? — Parce que c’est l’aire de l’horizon (à 2 dimensions) qui se verra modifiée par cette nouvelle quantité d’information due à la présence d’une étoile qui évolue dans un modèle à trois dimensions. Ce qui suppose (si l’on remonte le film à l’envers) qu’un plan (à deux dimensions) peut contenir l’ensemble des informations nécessaires à la construction du corps céleste (à 3 dimensions) que constitue une étoile.
Ce qui revient à dire que nous ne sommes plus dans notre Espace-temps à trois dimensions géométriques, mais qu’il existe un autre point de vue selon lequel un système qui ne compte que deux dimensions peut contenir potentiellement les informations de notre espace à trois dimensions. Et si, fort de cette découverte, Jacob Bekenstein ne valide pas ce système bidimensionnel comme étant la dimension holographique de l’univers, c’est qu’il veut y voir les mêmes propriétés physiques que celles de la matière. Il n’en est rien puisque ce « système à deux dimensions » ne répond pas aux lois conventionnelles de la physique. Le fluide d’une extrême sensibilité qui compose ce système ne peut pas être défini par des mesures physiques ; son extraordinaire tension induit bien la force répulsive que lui confère le physicien de Sitter dans l’espace qui porte son nom.
Conclusion
L’Espace-temps quadridimensionnel de la matière répond à des lois physiques bien précises, comme la force gravitationnelle d’attraction de Newton. C’est un Espace-temps limité et fini comme le démontre les différentes limites — holographique et universelle — d’entropie.
La Cinquième dimension quant à elle, ne répond pas aux lois physiques de la matière. Elle est illimitée donc infinie et intemporelle. Ses composants (le rayonnement micro-onde et les monopôles magnétiques) sont omniprésents dans l’environnement cosmique donc terrestre. L’Espace-temps limité de notre Univers matériel est comme une bulle d’air ou un ballon qui se gonflerait continûment, lui-même immergé dans un fluide borné par aucune limite. Les appareils mis au point par les scientifiques — étant construits suivant les principes fondamentaux de la matière — ne permettent pas de détecter ce fluide cosmique : l’Akasha, l’éther, l’énergie sombre etc., quel que soit le nom qui lui est donné. De plus, l’extrême tension dans laquelle est maintenu ce fluide (grâce à l’expansion) ne permet pas de déceler un vent d’éther. (Cf. « Plus vite que la lumière » de João Magueijo).
Les trois principales caractéristiques de la Cinquième dimension sont : expansion, tension, répulsion.
Et enfin nous pouvons dire que la Cinquième « dimension » ou « dimension Éthérique » de notre Univers n’est pas une dimension géométrique (puisqu’elle ne possède pas de limite et qu’on ne peut la décrire), ni une dimension physique (puisque, nous l’avons vu, elle ne répond pas aux lois physiques de la matière). Elle est, par contre, la dimension HOLOGRAPHIQUE de l’Espace qui nous entoure.
En fait, le mot « dimension » est impropre pour la nommer. L’image, comme toutes celles de son espèce, est nécessairement imparfaite. Car comment rendre perceptible ce qui, par essence, ne l’est pas ?
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