Dans cet article, nous vérifierons les propriétés de l’univers et nous essaierons de démontrer comment, à partir d’éléments éprouvés par un mental doué de raison, nous pouvons établir que l’univers a toutes les propriétés requises pour affirmer sa nature holographique. Tel est le but que nous nous sommes fixés dans cet exposé.

Réalité de l’Esprit

Pour changer notre POINT DE VUE MATÉRIALISTE et introduire UN NOUVEAU PARADIGME pour s’ouvrir à LA RÉALITE DE L’ESPRIT, il suffirait d’ASSOCIER le tangible et l’intangible dans une expérience métaphysique qui mettrait en rapport CE QUI SE VOIT D’UNE PART, ET CE QUI NE SE VOIT PAS D’AUTRE PART. Cette expérience consisterait en l’étude, par un processus conscient du mental, d’éléments tangibles, c’est-à-dire avec lesquels l’on peut avoir une expérience physique. L’observateur doit analyser les différents éléments de l’expérience dans laquelle il s’inscrit. Formulé autrement, sans observateurs les objets à observer ne servent à rien. Vu sous cet angle, il est possible de mieux comprendre toutes les productions de l’univers, y compris la création d’un Être pourvu d’un pouvoir d’analyse. L’Esprit et la conscience (1) sont des éléments du monde intangible qui servent à la compréhension de l’univers. Ils existent donc nécessairement et nous en sommes dotés. Si l’homme est doté de telles facultés d’analyse par le mental et l’Esprit qui s’y rattache, tout porte à croire que ces mêmes facultés de perceptions extrasensorielles existent dans l’univers si celui-ci se comporte comme un HOLOGRAMME.

  • (1) La conscience doit son existence au produit de deux forces ou principes antagonistes, ce qui dans le monde du vivant permet une analyse voire une auto-analyse. Une seule entité consciente ne peut pas à elle seule justifier une analyse car, celle-ci résulte de la comparaison de soi et de l’autre. LA CONSCIENCE UNIVERSELLE doit donc avoir un miroir dans lequel elle se reflète. Ce reflet (issu d’un ou d’une multitude de dédoublements) peut être la projection d’elle-même ou d’une autre – forcément fragmentée – si elle s’applique aux êtres humains. Car l’homme a des limites déterminées et finies, alors que la conscience universelle est nécessairement infinie et illimitée. Cependant, bien que l’analyse paraisse limitée au premier abord, l’Être immergé dans la contemplation méditative peut désormais dépasser ses propres limites et expérimenter la supra-conscience comme véhicule donnant accès à la conscience infinie.

Pour mieux comprendre la nécessité du DÉDOUBLEMENT INITIAL de la CONSCIENCE ORIGINELLE en une multitude de fragments — dont chaque partie est égale au Tout — nous allons étudier les quatre lettres du nom sacré YHWH dont la valeur numérique totale est 26 (chiffre du Logos).

Le mot kabbalistique hébreux יהוה (YHWH)

Si l’on en croit l’antique tradition orale des hébreux ou Kabbale, il existe un mot sacré qui donne au mortel, qui en découvre la véritable prononciation, la clef de toutes les sciences divines et humaines. Ce mot, que les Israélites ne prononcent jamais, est formé de quatre lettres et se lit « yod-hé-vau-hé ». On le retrouve au-dessus du portail de nos vieilles cathédrales ainsi que dans une multitude d’édifices de la tradition judéo-chrétienne.

Nous allons voir que les pouvoirs attribués à ce mot sont, jusqu’à un certain point, réels, attendu qu’il ouvre facilement la porte symbolique de l’arche qui contient l’exposé de toute la science antique. Aussi nous est-il indispensable d’entrer dans quelques détails à son sujet. Ce mot est formé de quatre lettres : yod-hé-vau-hé. — Cette dernière lettre « hé » est répétée deux fois.

A chaque lettre de l’alphabet hébraïque est attribué un nombre. Voyons ces lettres qui nous occupent en ce moment. Le yod = 10 ; le hé = 5 ; le vau = 6. La valeur numérique totale du mot YHWH est donc 10 + 5 + 6 + 5 = 26

Considérons séparément chacune des lettres

Le Yod (י)

Le « yod », figuré par une virgule ou bien par un point, représente le principe des choses. Toutes les lettres de l’alphabet hébraïque ne sont que des combinaisons résultant de différents assemblages de la lettre « yod » (י). L’étude synthétique de la nature avait conduit les anciens à penser qu’il n’existait qu’UNE SEULE LOI dirigeant les productions naturelles. Cette loi — BASE DE L’ANALOGIE — posait L’UNITÉ-PRINCIPE à l’origine des choses et ne considérait celles-ci que comme des reflets à divers degrés de cette Unité-principe. Aussi le « yod », formant à lui seul toutes les lettres et par la suite tous les mots et toutes les phrases de l’alphabet, était-il justement l’image et la représentation de cette Unité-principe dont la connaissance était voilée aux profanes.

Ainsi, la loi qui a présidé à la création de la langue des hébreux est la même que celle qui a présidé à la création de l’univers (2). Et connaître l’une c’est connaître implicitement l’autre. Voilà ce que tend à démontrer un des plus anciens livres de la Kabbale : le SEPHER JESIRAH.

  • (2) Les langues qui correspondent à cette logique de construction sont dites cosmo-logiques ou, en sanskrit, dévanagari. Les autres qui ne répondent pas à cette logique sont les langues pracrites. Elles sont souvent qualifiées, à tort me semble-t-il, de langues indo-européennes.

Avant d’aller plus loin, éclairons par un exemple cette définition que nous venons de donner du yod. La première lettre de l’alphabet hébreu, l’Aleph ℵ, est formée de quatre Yod י opposés deux à deux. Il en est de même pour toutes les autres.

La valeur numérique du « yod » conduit à d’autres considérations. L’UNITÉ-PRINCIPE, d’après la doctrine des kabbalistes, EST AUSSI : L’UNITÉ-FIN des êtres et des choses, ET L’ÉTERNITÉ N’EST, A CE POINT DE VUE, QU’UN ÉTERNEL PRÉSENT (3). Aussi les anciens symbolistes ont-ils figuré cette idée par un point au centre d’un cercle, représentation de l’Unité-principe, le point, au centre de l’éternité, le cercle, ligne sans commencement ni fin.

  • (3) Cette notion de « l’éternel présent » est souvent abordée par la mécanique quantique lorsqu’il s’agit de l’étude du monde subatomique où les notions de temps semblent ne pas exister. L’unité-fin est, quant à elle, symbolisée dans l’antique tradition par l’Ouroboros : le serpent se mordant la queue. Il indique l’unité de toutes choses, c’est-à-dire que tout est issu de l’Un et retourne à l’Un.

D’après ces données, l’Unité est considérée comme la somme dont tous les êtres créés ne sont que les parties constituantes, de même que l’Unité-Homme est formée de la somme des millions de cellules qui constituent cet être. Le principe de la vie est contenu dans la cellule originelle qui se dédouble pour en produire une multitude d’autres.

— Dans ce chapitre concernant la lettre « yod » se situe un ensemble de définitions se rapportant à la nature holographique de l’Univers.

A l’origine de toutes choses, la Kabbale pose donc l’affirmation absolue de l’être par lui-même, du Moi-Unité dont la représentation est le « yod » symboliquement, et le nombre 10 numériquement. Ce nombre 10 représentant le « Principe-Tout » = 1, s’alliant au « Néant-Rien » = 0, répond bien aux conditions demandées.

L’équation résumant la nature de l’Univers pourrait être : 0 = 1 = ∞ où 0 représente l’état de potentialité dans l’ensemble 1 des infinis modes de la création. — Ici le mot ensemble désigne toutes les subdivisions répondant à UN seul PRINCIPE ou programme universel.

Le Hé (ה)

Mais le Moi, ne peut se concevoir que par son opposition avec le Non-moi. A peine l’affirmation du Moi est-elle établie, qu’il faut concevoir à l’instant une réaction du Moi-absolu sur lui-même, d’où sera tirée la notion de son existence, par une sorte de DIVISION de l’Unité. Telle est l’origine de la dualité, de l’opposition, du binaire : image de la féminité ; comme l’unité est l’image de la masculinité.

Dix se divisant pour s’opposer à lui-même égale 5, nombre exact de la lettre Hé, seconde lettre du grand nom sacré. Le « HÉ » représentera donc LE PASSIF PAR RAPPORT AU « YOD » QUI SYMBOLISERA L’ACTIF, le Non-moi par rapport au Moi ; la femme par rapport à l’homme ; la substance par rapport à l’essence ; la vie par rapport à l’âme ; la matière par rapport à l’esprit etc.

Le Vau (ו)

Mais l’opposition du Moi et du Non-moi donne immédiatement naissance à un autre facteur : c’est le rapport existant entre ce Moi et ce Non-moi. Or, le Vau, 6e lettre de l’alphabet hébraïque, produit par : 10 (yod) + 5 (hé) = 15 et 1 + 5 = 6, signifie bien crochet, rapport. C’est le crochet qui relie les antagonismes dans la nature entière, constituant le 3e terme de cette mystérieuse Trinité :

MOI, LE NON-MOI, ET LE RAPPORT DU MOI AVEC LE NON-MOI.

Le 2ème Hé (ה)

Au-delà de la Trinité considérée comme loi, rien n’existe plus. La Trinité est la formule synthétique et absolue à laquelle aboutissent toutes les sciences, et cette formule, oubliée quant à sa valeur scientifique, nous a été intégralement transmise par toutes les religions, dépositaires inconscients de la SCIENCE-SAGESSE des « primitives » civilisations. Aussi trois lettres seulement constituent-elles le grand nom sacré. Le quatrième terme de ce nom est formé par la seconde lettre, le Hé, répétée de nouveau.

C’est pourquoi dans l’article « Métaphysique et mécanique quantique : concordances », nous soulignons l’importance de la Trinité sous toutes ses formes : physique, métaphysique et religieuse, car rien ne se perd et tout se retrouve lorsqu’il s’agit d’une vérité absolue.

Cette répétition de la seconde lettre, le Hé, indique le passage de LA LOI TRINITAIRE dans une nouvelle application, c’est à proprement parler une TRANSITION DU MONDE MÉTAPHYSIQUE AU MONDE PHYSIQUE ou, en général, d’un monde quelconque au monde immédiatement suivant. La connaissance de cette propriété du second Hé est la clef du nom divin tout entier, dans toutes les applications dont il est susceptible.

RÉSUMÉ de la constitution du mot יהוה (YOD-HÉ-VAU-HÉ)

Connaissant séparément chacun des termes composant le nom sacré, faisons la synthèse et totalisons les résultats obtenus. Le mot YOD-HÉ-VAU-HÉ est formé de quatre lettres signifiant chacune : Le Yod, Principe actif par excellence, le Moi = 10 ; le Hé, Principe passif par excellence, le Non-moi = 5 ; le Vau, le terme médian, le crochet, reliant l’actif au passif, le rapport du Moi au Non-moi = 6

Ces trois termes expriment LA LOI TRINITAIRE de l’absolu.

Le 2ème Hé, passage d’un monde à un autre monde :
la Transition

Ce second Hé représente l’Être complet renfermant dans une Unité absolue les trois termes qui le constituent : le Moi, le Non-moi, et le rapport des deux. Il indique le passage du noumène (non-manifesté) au phénomène (manifesté) ou la réciproque. Il sert à monter d’une gamme dans une autre.

  • Ce texte est issu de : La Cabbale, Tradition secrète de l’Occident. Papus, Ed. Dangles.

L’Esprit ou Éther vivifie la matière ou apparence des formes dissociées, bien que faisant partie du « Tout-Un (4) » dans l’inconnaissable. Les deux Mondes du manifesté et du non-manifesté sont décris par J. Prieur dans « Le livre des Morts des Occidentaux » comme les eaux qui sont au-dessus et qui se nomment : Essence, Cause première, Vertical, Noumènes, Immortalité, Vie éternelle, bref monde métaphysique ; et les eaux qui sont au-dessous (monde de « la manifestation ») et qui se nomment : Existence, Cause seconde, Horizontal, Phénomènes, Entropie, Vie transitoire, bref monde physique.

  • (4) Ici le « Tout-Un » est l’Ensemble des cinq Éléments représentés symboliquement dans l’antique tradition par : la Terre, l’Eau, l’Air et le Feu dont l’Origine et Synthèse est l’Éther — En réalité chaque Élément doit être vu comme principe fondamental (sansk. Tattva) et représente une phase de transition de la matière (sansk. Tanmatra).

Principe des mutations sans changement d’Archétype

Les mutations décrites par Darwin n’ont rien d’aléatoires. Il s’agit d’un processus d’adaptation des différentes natures, qu’elles soient humaines ou animalières. Cependant, les adeptes du créationnisme n’ont rien à craindre, car la théorie darwinienne n’exclut pas un modèle : l’ARCHÉTYPE de la création.

L’évolution, avec les différents chemins qu’elle empreinte, explore la diversité. Cependant la nature fondamentale de tel ou tel animal ou humain ne change pas. Par exemple, la race humaine s’adapte à son environnement. Suivant les variations climatiques et l’ensoleillement, la peau de telle ou telle « race » sera plus claire ou plus foncée. Pour autant les humains de ces deux « races » auront la même constitution. Le chemin de l’évolution permet tous LES TYPES DE MUTATION. Celles-ci seront toujours en rapport avec l’environnement : c’est le PROCESSUS D’ADAPTATION.

Que ce soit dans l’eau ou dans l’atmosphère terrestre, tout ce qui rend compte de la vie, respire : par des branchies, par des poumons ou encore par la peau. C’est là l’un des principes archétypiques de la création. Le cochon est, d’un point de vue génétique, l’animal le plus proche, avec le singe, de l’être humain. Ils partagent avec nous un patrimoine génétique très similaire. Il n’y a pas si longtemps, l’insuline, fournie aux diabétiques, provenait de cet animal, le cochon. Si l’ADN prend très peu en compte les mutations, c’est qu’il existe un principe sous-jacent à l’adaptation qui respecte des règles très strictes : celles de l’évolution.

Le paradigme du matérialisme ralentit l’évolution

L’univers physique est en essence non-physique, telle est la conclusion à laquelle arrivent les physiciens de la mécanique quantique. Le paradigme (5) d’un univers essentiellement physique doit tomber si nous voulons évoluer dans la compréhension de la vie. Si l’on raisonne en termes d’énergie, l’énergie du « vide » est des millions de milliards de fois plus puissante que celle de toute la matière de l’univers réunie puisqu’elle s’alimente de l’équilibre des quatre forces en opposition : l’expansion, la tension subséquente, la gravité et la force répulsive de « de Sitter ».

Mais quel est le rôle de cette énergie ? — C’est l’énergie de la création (en sanskrit : shakti). Autrement dit, celle du pouvoir de créer. Cependant, la création ne s’opère pas de façon aléatoire. Elle respecte un programme, celui de l’Esprit universel (incarné par Shiva) mis en place dès les premiers instants de la création cosmique. C’est pourquoi il est dit dans les textes métaphysiques de l’Inde : Shiva (l’Esprit immobile) sans shakti (l’énergie) ne peut rien créer.

« La déité que nous révérons, ô Sage, c’est l’éternelle racine de la matière, qui est l’Être lui-même. L’univers entier a été créé par cette grande Déesse, par elle il subsiste, par elle il sera détruit et tant qu’il existe, le monde est dominé par son enchantement ».

« Sache, ô Sage, que nous les Dieux, nous dépendons de Shakti, que nous n’existons que par elle, qu’elle est la cause de tous les phénomènes, qu’elle revêt toutes les formes comme par jeu ».

« C’est par Shakti que Brahmâ est créateur, Vishnou conservateur et Shiva destructeur : [sans quoi] ils sont aussi inertes que des cadavres. Seule Shakti (l’Énergie) est agissante ».

« L’Inde où j’ai vécu », Alexandra David-Néel.


  • (5) Un paradigme n’est pas le résultat d’une expérience mais de ce que l’on croit être la réalité qui, influencée par l’inconscient collectif, prétend que la matière est la SEULE réalité parce qu’elle est visible et palpable. La seule possibilité d’appréhender l’Esprit comme Origine et Synthèse est LA CONNEXION NEURONALE qui permet de percevoir la réalité physique et matérielle par L’ENTREMISE DU MENTAL et LA CONSCIENCE de notre environnement. L’ultime réalité est ESPRIT. Le reste n’est dû qu’à la façon de percevoir les multiples productions de l’univers, notamment à travers nos facultés cognitives limitées. Nous n’utilisons qu’une infime partie du potentiel dont nous sommes dotés spirituellement. Chacun de nous construit sa propre réalité. Ce qui est vrai pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre. Des quatre milliards de bits que notre cerveau gère chaque seconde pour récréer la réalité du monde qui nous entoure, nous utilisons au quotidien que deux mille bits, c’est dire si notre potentiel évolutif est grand.

Le Principe Trinitaire de la
Compréhension Universelle

En fait, pour comprendre le monde, l’univers dans lequel nous vivons, il faut intégrer trois paramètres : la CONNAISSANCE (des phénomènes tangible et intangible), L’ESPRIT pour analyser cette connaissance et enfin, la SPIRITUALITÉ. Celle-ci permet le RAPPORT de la matière face à l’Esprit, le PRINCIPE qui l’a créée. Si l’on exclut l’un de ces paramètres, la COMPRÉHENSION TOTALE n’aura pas lieu ; la connaissance à elle seule ne suffit pas.

Examiner un corps, quel qu’il soit, sans comprendre et valider les mécanismes sous-jacents qui ont permis aux cellules de se diviser et de se diversifier, est aussi stupide que de nier l’existence du mental, de la conscience, par lesquels l’être humain a la sensation d’exister. Autrement dit, toutes les productions de matière, du végétal à l’humain, résultent de LA CONSCIENCE DES CELLULES : celle-ci a permis l’agencement et la diversité desdites cellules pour produire la vie.

Dans les minéraux la densité de la matière ne permet pas à l’Esprit de se manifester, d’où l’état d’inconscience dû à se règne, le premier des quatre de l’évolution (règnes minéral, végétal, animal et humain). [Voir notre article sur l’aspect métaphysique de la psychologie de Jung]. Néanmoins les forces en interaction sont perceptibles au niveau subatomique. La matière et ses constituants atomiques n’est pas inerte et ne l’a jamais été. Elle est en perpétuelle évolution que ce soit par la fission ou la fusion nucléaire. On en déduit un principe qui se manifeste depuis des temps immémoriaux : le changement.

Pour qu’il y ait création, évolution ou mutation, il faut un PRINCIPE POUR IMAGINER et mettre en œuvre ces différents stades de la vie consciente ou inconsciente. Ce principe sous-jacent à la diversité de la production, qu’elle soit ou non animée de vie, est appelé, CONSCIENCE COSMIQUE, PRINCIPE CRÉATEUR, DIEU, suivant la personne qui s’exprime. Nos ancêtres étaient animistes et ce n’est pas dû au hasard. Les premiers humains étaient proches de leur géniteur, l’Univers, puisqu’ils n’avaient pas expérimenté la soi-conscience ; ou dit d’une autre manière, ils se sentaient en harmonie avec l’univers et le monde qui les entoure. La perception intrinsèque de leur corps leur échappait et restait secondaire.

L’expérience du monde par l’Esprit

La différence essentielle entre un physicien et un moine, est que l’un expérimente la matière indépendamment de son propre corps, l’autre, quant à lui, expérimente l’Esprit à l’origine de la création matérielle. Il est en même temps L’OBSERVATEUR et le SUJET DE L’OBSERVATION. Un moine ayant fait l’expérience de la méditation ne changera pas son point de vue sur l’univers, même après avoir étudié ou suivi des expériences sur les particules atomiques. A l’inverse un chercheur qui, volontairement, de façon régulière et scrupuleuse, s’adonnerait aux expériences méditatives pourrait bien RÉVISER LES PARADIGMES qui, jusqu’ici, INFLUENCENT SES JUGEMENTS ou sa capacité d’appréhender le monde selon la seule vision du matérialisme.

La mécanique quantique décrit
l’Univers holographique

Ce que suggère la physique quantique, dans ses conceptions universelles, holistiques et holographiques, c’est que la spiritualité, si elle existe, doit se retrouver à UN NIVEAU FONDAMENTAL de la géométrie Espace-temps. Si tel est le cas, l’influence de nos actions et notre manière de penser doivent interférer de façon exhaustive avec le reste de l’univers et les êtres qui le peuplent. Or, L’INCONSCIENT COLLECTIF, pour ne citer que cet exemple, PERMET de voir à quel point TOUS LES ÊTRES DE L’UNIVERS SONT INTERCONNECTÉS. De plus, à un niveau subatomique, LA PRÉSENCE DE L’OBSERVATEUR INFLUENCE L’OBJET OBSERVÉ. Ces exemples parmi d’autres démontrent que les productions de l’univers sont interdépendantes. On en déduit que LA SPIRITUALITÉ EXISTE, et qu’elle a un rôle fondamental à jouer dans l’évolution de l’espèce humaine.

Nous ne sommes pas en dehors de l’univers, mais nous faisons partie d’un Tout selon la formule : « CHAQUE PARTIE EST ÉGALE A CE TOUT. » C’est là, la définition de l’univers holographique. Karl Pribram, en 1966, a révolutionné l’idée que les gens se font du cerveau en démontrant qu’il est essentiellement de nature holographique. Selon lui, toutes les parties du cerveau sont mises à contribution dans le traitement des stimuli sensoriels, car, à l’instar d’un hologramme, chaque partie contient le tout. Des expériences ont été menées pour situer les différentes zones du cerveau affectées par la mémoire d’un ou de plusieurs évènements. Contre toute attente cette situation, des zones de notre cerveau concernant la mémoire, est impossible à déterminer. Il semble donc que celle-ci soit omniprésente, à l’instar des particules subatomiques impossible à situer lors des différentes expériences menées dans le cadre de la mécanique quantique.

D’autres expériences eurent également lieu. La faculté d’un hologramme de « contenir le tout dans chacune de ses parties » expliquait à coup sûr qu’un prélèvement, même important, sur le cortex visuel restât sans effet sur la vue. Si le cerveau traitait l’information optique par l’entremise d’un hologramme, un fragment de celui-ci, si petit fût-il, restait en mesure de restituer l’ensemble de ce que l’œil percevait.

Ce qui fit dire à Karl Pribram : « L’hologramme n’a jamais cessé d’être là, dans la nature ondulatoire des échanges entre cellules nerveuses… Nous n’avions simplement pas eu l’intelligence de nous en apercevoir. »

(Cf. L’univers est un hologramme, de Michael Talbot. Ed. Pocket).

La vision d’un monde où tout serait séparé est la vision la plus destructrice que l’on puisse avoir, car elle engendre tous les problèmes sociaux et économiques, sans parler des guerres, auxquels notre monde est confronté. La réalité est que nous ne sommes pas séparés et que nous sommes connectés jusqu’à l’élément le plus profond de notre être.

La physique quantique apporte une nouvelle façon de voir l’univers : un univers où tout est interdépendant et connecté. Rappelons que les lois du macrocosme, ou lois de la physique conventionnelle, ne s’appliquent pas au microcosme. Ce dernier est régi par un ensemble de lois qui justifia la naissance d’une nouvelle science. L’une des principales caractéristiques du monde quantique, c’est que tout est interconnecté ou entrelacé. Il est à noter que l’interdépendance est l’une des valeurs fondamentales du bouddhisme.

Les deux domaines d’application, des lois newtoniennes et quantiques, ne peuvent pas s’interpénétrer. Autrement dit, il est IMPOSSIBLE de concevoir une loi universelle. Pour autant chacun des ensembles de lois est valable s’il reste dans son domaine d’application.

Et si quelques-uns émettaient encore des doutes sur la pertinence de l’utilisation des lois quantiques pour décrire le monde à un niveau subatomique, autrement dit au niveau du — PLAN CAUSAL —, il suffit pour s’en convaincre de se référer aux paroles de David Albert, Ph.D., professeur et directeur de Physical Foundations of Physics, à l’université Columbia :

« D’une part, il s’agit là d’une théorie extrêmement paradoxale, étrange et conceptuellement déroutante. D’autre part, on ne peut vraiment pas la rejeter ou n’en tenir aucun compte, parce qu’elle est l’outil éprouvé le plus puissant que nous n’ayons jamais eu entre les mains pour prédire le comportement des systèmes physiques. »